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Lycée François Magendie

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Exposition Jean-François Ferbos


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Exposition de tableaux de Cravan (Jean-François Ferbos).

Jusqu'au 22 décembre 2017, le Salon rouge* du lycée Magendie accueille une exposition de tableaux du plasticien Jean-François Ferbos.
* Espace administratif, 1er étage

Quel sens donner aujourd’hui à une pratique très ancienne, celle du portrait figuratif ?

Revenir sur le parcours de Jean-François Ferbos peut être éclairant : entré « seul » en art dès son adolescence (il se lance dans l’apprentissage des techniques classiques, notamment celle de la peinture à l’huile), il donne à la précision technique une valeur nécessaire et intrinsèque à sa démarche qui veut refléter le réel. Précision qui trouve aussi sa source dans sa proximité avec l’artiste Jean Sabrier. S’intéressant à la notion classique de mimesis, mais sans pour autant la suivre pleinement, il met en avant volontiers l’aspect « artisan » de sa pratique, et par là-même le plaisir du faire.

Sa série de portraits (liés à des contextes précis, comme pour Le pianiste, ouvert à des éléments symboliques, comme pour Lacan et sa bande, ou encore tout simplement sortis de tout contexte, comme pour L’actrice) met en avant des personnes proches physiquement, intellectuellement ou émotionnellement. Pas donc forcément de discours sur le monde, mais l’éventail d’un réel, celui propre à un individu et le constituant (ici, anonymes, « intrus », se mêlent à des gens connus).

Les portraits de Jean-François Ferbos semblent tous proposer une présence particulière, celle liée à leur regard et au lien tissé avec leur spectateur. Il existe comme un « être-là » de ses tableaux. Un entre-deux dans lequel chacun est convoqué (L’actrice, Bergman) ou « gentiment » mis à distance, comme observateur (Pasolini, Lacan et sa bande).

Cet intérêt pour le rapport aux et entre les individus fait directement écho à celui que Jean-François Ferbos a pour la psychanalyse. En effet, il devient membre de l’Ecole Lacanienne de Psychanalyse (fondée par les élèves de Jacques Lacan) jusqu’en septembre 2015.

La notion d’étrangeté propre à la pratique psychanalytique et que celle-ci met à jour dans notre quotidien dont elle éclaire le sens se retrouve dans L’œil d’Uccello (le lampadaire) dit l’araignée. La multiplicité des titres dit bien l’ouverture des sens possibles à partir de ce qui est une base réelle, relevant du quotidien, de la banalité, de l’habitude, du connu.